Keith Haring au Musée d’Art moderne : l’hommage à l’icône du pop-art

A partir du 19 avril et jusqu’au 18 août 2013, le Musée d’Art moderne de Paris présente  « Political line », une rétrospective des œuvres du peintre américain Keith Haring, icône du pop-art graffiti, mort du sida à 31 ans. Un évènement.

Ce ne sont pas moins de 250 œuvres de Keith Haring, réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, qui vont être présentées au public à partir de demain, au Musée d’Art moderne.

Une rétrospective de grande envergure, l’une des plus importantes jamais réalisées sur cet artiste, qui permettra d’appréhender l’importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément « politique » de sa démarche.

Un style reconnaissable entre tous

Né en 1958, mort du Sida en 1990, Keith Haring fut l’un des maitres du pop-art graffiti et l’un des artistes les plus célèbres de son époque, reconnaissable encore aujourd’hui grâce à son style incomparable.

Un style qui met en avant la « griffe Haring », répétition infinie de formes synthétiques soulignées de noir avec des couleurs vives, éclairantes, sur différents supports. Un récit permanent où l’on retrouve des bébés à quatre pattes, des dauphins, des postes de télévision, des chiens qui jappent, des serpents, des anges, des danseurs, des silhouettes androgynes, des soucoupes volantes, des pyramides ou des réveils en marche, mais aussi la sexualité et la pulsion de mort…

Un artiste très engagé

Artiste subversif et militant, Keith Haring a multiplié les engagements. Ses « subway drawings » réalisés dans le métro, ses peintures, ses dessins et sculptures, étaient porteurs de messages de justice sociale, de liberté individuelle.

Le parcours de l’exposition et les œuvres présentées rappellent qu’il n’a cessé de lutter contre le racisme, toutes sortes d’injustice et de violence, notamment l’Apartheid en Afrique du sud, la menace nucléaire, la destruction de l’environnement, l’homophobie et l’épidémie du sida.

L’espace artistique du « Centquatre » prolonge la rétrospective en présentant les œuvres grand format de l’artiste, notamment l’une de ses plus importantes, Les Dix Commandements, créée en 1985, une pièce monumentale composée de dix panneaux de sept mètres de haut, inspirée de la Bible et réinterprétée par le créateur.

Musée d’Art moderne : 11, avenue du président Wilson, 75016 Paris.
Plus d’infos : http://mam.paris.fr/ ou http://www.104.fr/

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