Musée Jacquemard-André : sur les pas d’Eugène Boudin

Fête dans le port d'Honfleur, de 1858. Washington, National Gallery of Art, Collection of Mr & Mrs Paul Mellon

Le Musée Jacquemart-André met en lumière la vie, le talent et les œuvres d’Eugène Boudin lors d’une exposition exceptionnelle qui se tient jusqu’au au 22 juillet prochain.
L’occasion de mieux connaître celui que Monet considérait comme son maître et l’un des précurseurs de l’impressionnisme.

Le Musée Jacquemart-André rend un vibrant hommage à Eugène-Boudin en exposant une soixantaine de peintures, aquarelles et dessins de l’artiste. Une exposition unique qui a pu être réalisée grâce aux prêts exceptionnels accordés par de grands musées américains.

Pour cette exposition, le Musée Jacquemart-André a également bénéficié du concours de musées étrangers, tels le Museo Thyssen-Bornemisza et le Musée national des beaux-arts du Québec, et du soutien des musées d’Art moderne André-Malraux du Havre et Eugène-Boudin d’Honfleur, qui possèdent les plus grands fonds d’œuvres de l’artiste en France.

Cette exposition est un vibrant hommage à l’artiste Eugène Boudin. Au travers de son œuvre, le peintre emmène le visiteur en voyage : de Honfleur, sa ville natale, à Venise, qu’il découvrira à la fin de sa vie, en passant par les plages mondaines de Trouville, la Bretagne, Bordeaux, Dunkerque, Rotterdam…

Il fut l’un des premiers artistes français à poser son chevalet hors de l’atelier, à s’installer en plein air pour peindre les scènes de plage ou autres paysages.

Monet reconnaissait : « Je dois tout à Boudin »

A la fin 1860, ce grand voyageur est un des seuls artistes français présent sur le marché de la peinture de marines où il remporte un succès considérable.

Parmi ses admirateurs, Baudelaire, et Monet qui disait à la fin de sa vie : « Je dois tout à Boudin ». Parmi ses acheteurs,  des grands noms de la scène, comme Feydeau ou Tourgeniev, mais aussi des auteurs, comme Dumas-fils.

Il deviendra le maître incontesté des représentations de ciels, d’où le surnom que lui donnera Corot de « Roi des ciels », titre que Monet continuera de lui attribuer encore dans les années 1920.

Mais Eugène Boudin ne s’est pas cantonné aux représentations de paysages, de ciels, de lumière, il a également retranscrit une vision poétique du quotidien.

Les amateurs américains se sont rapidement intéressés à Boudin. Dès 1896, il fait partie des peintres présentés lors de la grande exposition impressionniste organisée à New York. Voilà pourquoi ses plus beaux tableaux, se trouvent aujourd’hui dans des collections américaines.

Cette rétrospective est la première présentée par une institution française depuis la fin du XIXe siècle.

Exposition Eugène Boudin : Musée Jacquemart-André, 158, boulevard Haussmann, 75008 Paris.
Plus d’infos : www.musee-jacquemart-andre.com/

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